L'aluminium et l'acier : deux productions importantes à l'échelle mondiale.

Un aperçu des procédés de fabrication et des rejets associés.

Aluminium:

Tiré de : http://www.nrcan.gc.ca/mms/daef/dsmam/minerals/alumf.htm

Ressources naturelles Canada

Alumineries au Canada

Historique

Laluminium est apparu comme le métal prodigieux du vingtième siècle. En termes de volume utilisé, il surclasse tous les autres métaux, à lexception du fer et de lacier. La grande polyvalence de laluminium tient à lexcellence de ses propriétés. 

En effet, laluminium est exceptionnellement léger, est très résistant lorsquil est allié, est réfractaire à la rouille et résiste très bien à la corrosion, se prête très bien au façonnage et est très conductible, en plus davoir une apparence plaisante.

 Laluminium pur est un métal blanc argenté relativement doux, avec un lustre mat causé par un mince revêtement doxyde daluminium. Ce revêtement, qui se forme presque instantanément lorsque le métal est exposé à lair, confère à laluminium sa résistance à la corrosion.

En 1825, un physicien et chimiste danois, Hans Christian Oersted, est le premier à obtenir de laluminium métal en traitant un minéral appelé alumine, dont on avait déjà reconnu la teneur métallique potentielle; Sir Humphrey Davy avait tenté den extraire le métal en 1807. En 1845, un physicien allemand, Friedrich Whler, donne suite à la réalisation dOersted en produisant de petites particules daluminium, et est le premier à déterminer nombre des propriétés du métal. Des années plus tard, le scientifique français Henri Sainte-Claire Deville améliore la méthode de Whler. Son procédé marque les débuts de lindustrie de laluminium, bien que le coût de production soit encore trop élevé pour permettre une utilisation répandue du métal.

 En 1886, Charles M. Hall des États-Unis et Paul-Louis Toussaint Héroult de France découvrent chacun de leur côté et presque simultanément une méthode pratique de production de laluminium par électrolyse.

 Malgré les nombreuses améliorations apportées au processus de lannée, lindustrie mondiale de laluminium utilise encore la méthode de production Hall-Héroult.

 

Production au Canada

La bauxite, le plus important minerai daluminium, contient de loxyde daluminium, matière première à partir de laquelle est fabriqué laluminium métal. 

Lindustrie canadienne de laluminium se distingue des autres industries canadiennes axées sur les ressources naturelles par le fait que la matière première quelle utilise est entièrement importée. 

En effet, la plupart des dépôts commerciaux de bauxite se trouvent dans les régions tropicales et subtropicales de la planète. En moyenne, il faut environ 4 tonnes de bauxite pour obtenir 2 tonnes doxyde daluminium, qui donnent en retour 1 tonne de métal.

Le raffinage du minerai de bauxite pour obtenir loxyde daluminium constitue la première étape de la production de laluminium. 

Il consiste à dissoudre le minerai finement moulu avec de la soude caustique sous la chaleur et la pression de vapeur. Les impuretés se déposent, et la liqueur résultante est traitée de manière à faire précipiter les cristaux dhydrate dalumine. Lhydrate d'alumine est alors chauffée dans des fours à une température supérieure à 980°C pour assécher le composé chimique et ainsi obtenir de loxyde daluminium pur ou de lalumine, comme on lappelle habituellement. Composée dune moitié daluminium et dune moitié doxygène en poids, lalumine est une fine poudre blanche qui ressemble à du sucre.

Par le processus Hall-Héroult, lalumine est dissoute dans des cellules ou * pots + de fusion qui sont remplis dun électrolyte fondu ou conducteur; il sagit dun composé daluminium appelé cryolite. La cellule est doublée de carbone, et les anodes de carbone sont suspendues dans la solution fondue. La doublure de la cellule servant de cathode, un courant électrique traverse la solution.

 

 

Laluminium et loxygène qui composent lalumine se séparent, et laluminium métal fondu se dépose au fond du pot. Dans les grandes usines, chaque pot de fusion peut produire une tonne daluminium par jour.

Le processus de fusion consomme de très grandes quantités délectricité.

 Lindustrie sest toujours implantée dans les endroits où lénergie hydroélectrique est abondante et peu coûteuse.

 Pour cette raison, la première fonderie au Canada a été construite aux chutes de Shawinigan sur la rivière Saint-Maurice, au Québec, par la Northern Aluminum Company (Limited), maintenant connue sous le nom dAlcan Aluminium Limitée (Alcan). 

Pouvant compter sur une énergie hydroélectrique relativement bon marché, le Canada fait partie des producteurs mondiaux daluminium dont les coûts de production sont les plus faibles.

Pour lheure, le Canada est le plus important exportateur daluminium au monde, et le marché des États-Unis constitue de loin le plus grand débouché pour la production canadienne.

Utilisations de l’aluminium

Le métal, seul ou dans des alliages, peut être utilisé dans une grande diversité de produits destinés à la fois au marché de la consommation et à celui des biens déquipement.

 Les plus importants débouchés pour laluminium en termes de consommation totale sont les transports (27 %), le bâtiment et la construction (20 %), les contenants et lemballage (20 %), lélectricité (9 %), les biens durables (7 %) ainsi que la machinerie et léquipement (7 %). 

Source : L' aluminium au Canada - L'énergie de nos ressources   Notre Force Créatrice


Pour en savoir plus :

 


Le Québec riche de ses ressources minérales !

Avec une production annuelle qui dépasse les trois milliards de dollars, le Québec est sans contredit un important producteur minier. On y exploite une trentaine de substances dont les plus importantes sont l'or, le fer, le cuivre, le titane, le zinc, l'amiante et l'argent. Et le Québec n'a pas révélé toutes ses richesses minérales puisqu'une grande partie de son territoire demeure encore peu explorée.

Immense territoire facilement accessible, le Québec présente une structure géologique prometteuse ; son sous-sol est constitué à 90 % de roches précambriennes propices à plusieurs types de gisements. Par surcroît, le Québec dispose de l'une des meilleures banques de données géoscientifiques au monde, et cette banque est facilement accessible à tous !

Qu’est-ce que l’acier ?

Lorsque le minerai est chargé dans le haut fourneau avec du coke, c’est l’air insufflé à haute température qui active la combustion et qui épure le minerai. Les oxydes de fer sont réduits en fer pur, parce qu’ils perdent de l’oxygène. Le fer pur se combine immédiatement au carbone contenu dans le coke pour produire de la fonte liquide. A la sortie du haut fourneau, la fonte possède un taux de carbone qui avoisine les 4% et sa température est de 1350° C.

La fonte liquide est versée dans un convertisseur, où de l’oxygène est insufflé pour faire brûler le carbone ainsi que les impuretés résiduelles encore contenues dans la fonte. Cette combustion fait monter la température aux environ de 1700° C. Le taux de carbone obtenu après cette opération est de l’ordre de 0.1%. C’est de cette étape que naît l’acier sauvage qui est pratiquement du fer pur à l’état liquide. Le point de fusion de l’acier est de 1600° C.

C’est le taux de carbone qui fait la différence le fer, la fonte et l ’acier. Fer/fonte/acier, il ne faut pas confondre. Pour résumer, on peut dire que ce sont trois combinaisons chimiques fer + carbone dont la teneur en carbone détermine les différences.

Le fer a une teneur infime en carbone. C’est un matériau mou et malléable. Il est l’ancêtre de l’acier "doux" qui a d’abord été mis en forme par le forgeage puis par laminage.

La fonte a une teneur élevée en carbone. Il existe plusieurs qualités de fonte variant de " dure et résistant " à " malléable et ductile ". Elle est moulée à l’état liquide.

L’acier a une teneur en carbone qui varie entre 0.02% et 2% maximum. Il est à la fois malléable et résistant. Moins il y a de carbone plus l’acier est " plastique " et malléable. Plus il y a de carbone et plus l’acier est dur et résistant.

 

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SEME

modifié le mardi 01 mars 2005